Ces falaises blanches, on les voit depuis notre arrivée ici. On se demandait de quoi elles pouvaient être faites pour être si lumineuses ? Le mieux était d’y aller voir. Une fin d’après midi où le soleil était plus doux, on s’est équipé de nos chaussures de marche et on s’est mis en route.

A peine avions-nous dépassé la première plage de galets que nous avons pris à travers la prairie, plus haute que la plage d’un bon mètre. Là, de gros bourdons s’agglutinent par grappes sur des fleurs des champs. Ici une fleur énorme d’ail d’ornement. Au retour, on a vu que les bourdons semblent s’arrêter là pour y passer la nuit, serrés à plusieurs sur les fleurs pouvant en accueillir cinq ou six.
On avance ensuite sur une autre plage de sable et de successions de plateaux de roches blanche affleurant l’eau ou la dépassent légèrement. On voit qu’ici a lieu un changement dans la composition des sols.
Pendant qu’on évolue dans de très gros blocs de roche volcanique rouge brune, on perçoit un peu plus loin que celle-ci cède peu à peu du terrain aux roches blanches.

On évolue au milieu de blocs blancs de plus en plus gros, qui semblent être faits de limons en conglomérats très durs. On reconnaît ça et là de petits gravillons, des traces de coquillages. La falaise n’est plus très loin, on est en approche. Elle se dresse bientôt devant nous sur une vingtaine de mètres environ.



A son pied, on se faufile entre l’eau et la roche. L’absence de marée transforme cette balade en un jeu dans lequel tout danger est écarté : mettre les pieds dans l’eau ou passer sans la toucher en traversées sur la roche ? A chacun sa règle.


Cette tour là bas, ne nous sera pas accessible par ce chemin. Pas grave, la balade valait pour la beauté de ces rochers. On les imaginait plus tendres, comme une craie, leur dureté nous a surpris.

Nathalie se met à l’eau, moi pas. Je scrute aux jumelles la possibilité d’un chemin, ne voit rien en ce sens, mais deux cormorans qui s’ébrouent sur un rocher, leurs ailes noires luisantes déployées. Il est temps de rentrer.