
Pour nous rendre à Porto Flavia, ancienne mine de Zinc d’un type un peu particulier, nous passons par Buggeru. Elle aussi est une ancienne cité minière, qui porte apparentes les cicatrices des excavations tout autour d’elle et jusqu’à l’intérieur de la ville.
La route pour s’y rendre est à nouveau magnifique et par endroits, traverse des paysages tels qu’on pense à la Corse, aux Calanques de Piana et au col de Bavella.

Et puis on plonge vers la mer par une longue descente viroleuse à 14%, excusez du peu.

Au détour d’un virage on aperçoit le fameux « Pain de sucre », repère visuel qui permet de situer la galerie de sortie du minerai de la mine taillée dans la falaise de Porto Flavia. Cette mine a été créée puis exploitée par la société belge Vieille Montagne dans les années 1920.
Grâce à un dispositif astucieux de stockage du minerai extrait, à l’intérieur même de la montagne dans plusieurs silos énormes, celui-ci peut être acheminé par wagonnets sur rails et déversé directement dans les cales des bateaux qui se placent sous le bras articulé à la sortie du tunnel.

Ici nous sortons du tunnel haut, celui dans lequel les excavations sont effectuées à la main et marteau piqueur.

Le dit « Pain de sucre », qui protège de sa masse immergée les abords de ce port un peu particulier, permettant aux bateaux de venir prendre leur cargaison de minerai y compris par gros temps.
Nous descendons par les escaliers à flanc de falaise, jusqu’au second tunnel qui correspond au bas des silos remplis de minerais…

… pour être acheminés jusqu’au bras articulé qui permet le déversement du minerai directement dans les cales des bateaux.

Dans ces galeries sont exposés des outils utilisés par les mineurs et leurs familles, car les hommes, mais aussi les femmes et les enfants y étaient employés dans des conditions dangereuses et difficiles.

Ici on voit deux trappes sous les silos, permettant de remplir les wagonnets jusqu’à la rampe de déchargement.

Par la seule image de ce plan en coupe, on comprend le fonctionnement de cette mine où très peu d’éléments d’exploitation sont extérieurs car toute l’infrastructure a été directement sculptée à l’intérieur de la falaise…

Ici la galerie haute, d’exploitation de la mine, c’est ici que quelques générations de familles de mineurs ont usé leur vie à creuser le ventre de la montagne.

Et là, une petite grotte latérale à la galerie, avec ses stalagmites et stalactites, mise à jour fortuitement lors du forage de la mine, rappelant à chacun, les mystères et secrets de la montagne, qui creuse, elle, où bon lui semble.

Et on retrouve un peu plus tard notre destrier, garé à l’ombre des pins.