
Sur la route entre Maries et Volimes, une boutique et atelier de céramiques, Nathalie me fait signe de nous arrêter. Ce n’est pas tant pour les tasses, bols, mugs, mais parce que ces personnages aux masques étranges ont attiré son attention, et qui, vus de plus près, ont quelque chose de… très morbide… D’autant plus inquiétant qu’ils semblent prendre la place – tels des avatars- de Madame et Monsieur les propriétaires des lieux, qui eux sont à l’ombre, derrière la végétation, qu’on ne voit pas encore mais dont on entend les voix. « Hello » ! « Come in and see… ».

On est rassurés d’entendre de vraies personnes nous parler, sauf que leurs caricatures glaçantes de chiffons ont eu un effet repoussoir sur nous. Un coup d’œil rapide, on ne s’attardera pas ! Curieuse façon d’entrer en contact avec ses clients.

Un peu plus loin, c’est le monastère Agios Georgios Krimnon (Ιερά Μονή Αγίου Γεωργίου Κρημνών), édifié au 16e siècle. Il abrite toujours quelques moines qui travaillent la mosaïque et vendent quelques produits de leur fabrication ou récolte : miel, thym, câpres sauvages.

Le portique et sa tour intérieure, « restaurée » mais en béton (?) suscite l’interrogation.

Il règne ici une ambiance douce et tranquille, la petite terrasse couverte qui fait office de vestibule à la petite église est avenante et propice à la pause méditative comme à la causerie.


Ces lieux sont habités, les moines n’y sont jamais très loin.

L’accès à ces lieux privés, est gentiment barré par ces vasques fleuries.
Il est temps de rentrer, à 40 km heure de moyenne, par les petits poèmes que dessinent sur la carte les petites routes Grecques.