Αντίο Κεφαλονιά (au revoir Kefalonia)

A

Dernière journée sur Kefalonia, nous y serons restés 14 jours. Un record pour nous et notre mode de voyage plutôt nomade ! C’est d’une part qu’on a trouvé tellement bien le camping Karavomilos, spacieux, accueillant, sympathique, ombragé, venté ce qu’il faut, et très international ! Avec des nationalités rarement vues en camping en Grèce : des Moldaves, Bulgares, Roumains, Polonais, Tchèques, Slovènes, Italiens, Anglais, Allemands, Hollandais, les Français, en petite minorité.

D’autre part, l’île possède tant de lieux à visiter, de plages où bronzer, nager ou masque et tuber, de montagnes à parcourir, de grottes et résurgences d’eau froide où grelotter, et de pierres à empiler. Vous l’aurez compris, Céphalonie nous a conquis.

Cette image (ci dessus) est prise sur la plage aux résurgences, qui est devenue notre lieu de baignade préféré. Étranges sensations que de nager dans une eau à dominante confortable (environ 28 degrés) traversée de courants froids (15 degrés en sortie de sol) mais perçus dans l’eau à (peut-être) 22 degrés (?). Mais laissons tomber les degrés, ce qui nous faisait crier dans l’eau, c’était le côté imprévisible de ces veines froides traversant l’eau chaude et nous atteignant comme des flèches, pour une durée indéterminée !

De là, nous avons beaucoup observé entre deux bains les bateaux à voile arrivant et repartant du mouillage, les yacht de 20 à 150 mètres de long. Dont celui (c’est le bruit qui courait au camping) de Tony Parker junior. Les allers et venues des navettes, hors bords ou jet ski depuis ces bateaux jusqu’au port. Et quand il n’y a plus personne, l’île d’Ithaque en face de nous. À une petite heure de bateau, mais sans camping sur l’île, les descendants d’Ulysse ayant fait le choix des chambres à louer et des hôtels, nous n’avions guère envie d’y aller, même si la savoir si proche nous a aiguillonné plusieurs fois.

Et quand lassés de ces jeux d’eaux, nous délaissions le bain pour les pierres, c’était pour chercher à les empiler de curieuse et improbable manière. Et, comme on fait avec ce qu’on trouve, le troisième personnage du groupe d’aujourd’hui, empilement également, se déhanche en dansant la Biguine.

Un air d’Antilles en passant devant cette petite partie de la plage, où les Eucalyptus penchés comme des cocotiers, s’essayent à faire un décor pour la danse.

Demain nous quitterons l’île à 5h30 demain matin, notre ferry partira à 7h30 à une heure de route d’ici. Au revoir Céphalonie ! Αντίο Κεφαλονιά !

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