Psarou – camping Paradise

Découverte un matin, cette mue imaginale de cigale. On en trouvera partout, sur nos serviettes de bain, sur le fil à linge, sur un olivier, comme ici sur la photo, et même sur le flanc d’un pneu du side car. Trop classe d’avoir une mue, surtout imaginale. Imaginez le topo ! Mais ne vous précipitez pas sur Temu, c’est seulement accessible aux cigales.
Saviez vous que la cigale ne « chante » pas, hé non, elle cymbalise, bah oui, parce qu’elle ne frotte pas ses ailes ou ses pattes (comme les criquets ou tarentules), comme je l’ai cru jusqu’ici.
Le mâle cigale se sert d’un organe phonatoire bien à lui, les cymbales, situées dans son abdomen. Ça fonctionne comme un petit tambour, dont un muscle tendrait la peau pour produire ce son si spécial, qui sort de son petit corps sonore par deux évents latéraux. Pas belle la nature ?
La Cigale est donc musicienne, percussionniste plus précisément. Ah oui, il faut le dire, c’est pas pour nous casser les pieds qu’elle cymbalise, mais pour attirer une femelle, la reproduction n’ayant lieu qu’un mois et demi dans l’année. Ça demande de bien synchroniser ses congés d’été.

Là, c’est le génial tracteur de Dimitri et Petro. Il sert aux travaux et transports pour l’oliveraie et pour le camping. J’ai partout cherché une marque, sans la trouver, mais ce peut-être la réalisation d’un mécanicien bien inspiré. Je ne leur ai pas demandé. Dimitri m’a dit, l’oeil malicieux, moi aussi j’ai un trois roues à moteur !

Il a du chien cet engin, avec une direction à bras poussé sur un seul côté de la fourche (sans suspension), c’est osé, mais très bien réalisé. Volant de voiture mais phare et garde boue façon moto, transmission apparente comme sur les tracteurs, moteur et boîte à vitesse séparés, pont arrière avec différentiel et volume de chargement conséquent ! Sacré triporteur !
Balade à Keri

Keri promettait une petite plage de rêve, nager avec les tortues marines et masque et tuber au dessus des coraux. Rien de tout ça n’était là, alors on a pris un petit chemin le long de la côte, jusqu’où la route s’arrête.

Là tout était mieux mais le cœur n’y était plus. La vue était belle, on s’est dit qu’on pourrait y revenir, mais qu’en fait non, car on quittera l’île après demain alors…

Bancs et tables qui semblent sortis d’une église et posés là. Une église laïque, à la gloire de la mer.
Zante

Nous voici à Zante, la capitale de l’île de Zante (Zakinthos). Nous avons poussé la porte de l’église d’Agio Dionysos. L’un des pupitres, tous couleur or, le plus petit à droite, est un tronc pour récolter les fonds pour les pauvres. La mendiante à l’entrée a jugé qu’il valait mieux être servie par elle même, sans intermédiaire. Solution sage et avisée.

Sur le chantier naval, enfin plutôt un lieu de restauration et entretien des bateaux de tous styles et classes. Certains n’ont plus beaucoup d’espoir, d’autres cherchent encore les fonds pour refaire surface.


Ce mini Yacht ou Maxi vedette semble égaré ici. Mais c’est l’occasion peut-être pour lui, de prendre conscience de sa chance, ou de son fardeau.

Ici Agios Charalambos, elle non plus n’a pas encore reçu les fonds nécessaires, dans l’attente, elle offre refuge à quelques chats malingres mais tigrés.

Nous avons maintenant nos billets pour Killini, sur le continent. De là, nous bullerons quelques jours avant de reprendre le ferry Patras – Venise, le 13 juillet.