Nous sommes à l’Orient Camping de Konacik, après environ 300 kms de routes belles mais très inégales et réclamant de l’attention.
Après Gazientep, paysages de rocaille terreuse, un peu désolée, les cailloux les plus gros sont entassés en bordure des parcelles, formant leurs délimitations. Seuls quelques troupeaux de moutons semblent y trouver leur compte.
Ces paysages alternent avec d’autres, résineux verts de petite taille sur les arrêtes des collines, et sur les pentes, cultures de blés prêtes à être ramassées, on double en effet plusieurs moissonneuses sur la route. Les foins aussi sont prêts, mais à la main : on s’affaire à la fourche sur les chars et au sol.



Un col nous ouvre la proximité des montagnes sur notre droite, côté nord, dont on voit les sommets dans les 2500. On redescend ensuite dans la plaine. Côté sud, à 12 kms, la chaîne de montagne qui s’étend en longueur sur près de 30 kms marque la frontière Syrienne.
Les 40 derniers kilomètres sont curieux : une route 4 voies avec terre plein central. A droite la mer. A gauche des maisons de vacances bourgeoises, rangées au cordeau, serrées, entourées de hautes clôtures et barbelés. Une gated communitie ? Pas un seul accès apparent au bord de mer, pas de passage protégé, ni de passerelle pour enjamber la route !
On arrive à Konacik. Les lieux sont à l’image du patron, originaux et accueillants ! C’est un vaste espace arboré au bord de la rivière (à sec maintenant) : eucalyptus, palmiers, bananiers, orangers. Tout pousse ici et de manière généreuse et enveloppante.
C’est dans cet écrin vert que le patron a fabriqué chaque construction ici : une dizaine de petites cabanes à louer, chacune à sa forme et sa taille particulière, toutes sont en bois, au sol ou sur pilotis. Il dispose aussi de beaucoup d’emplacements pour tentes et d’autres pour camping car. Mais il affirme qu’il sélectionne ses clients et qu’il n’a besoin que d’une dizaine de clients pour être à l’équilibre et il s’y tient.


L’espace bar est une plateforme carrée de bois, on y est entouré de verdure, on y accède par quelques marches. Le mobilier aussi est de lui, tout comme la cuisine et le bureau de l’accueil.
Ici on a la sensation d’être sur le pont d’un bateau !

La piscine invite au rafraîchissement…

Appel de Brigitte cet après midi. Des news concernant nos pièces bloquées en douane d’Istanbul. DHL a la réponse à un mail de la part des douanes Turques qui dit que même avec l’ATR, envoyé hier soir, il faudra tout de même payer. Le papier manquant n’était donc qu’un prétexte ? Très désagréable, mais on va s’exécuter parce qu’après 15 jours d’attente forcée, on veut juste pouvoir repartir. Cette décision nous libère, on se sent mieux tous les deux, au moins il se passe quelque chose, espérons que cela suffise à relancer rapidement le colis vers sa destination.

Le Muezzin fait son appel à la prière (enregistré vraisemblablement car on entend les bips des touches de son téléphone quand il le branche et le débranche sur la sono). Je pensais que c’était du live partout, mais non le play-back s’est imposé là aussi, comme le congelé par rapport au frais…
Enfin, le tonnerre, les éclairs et la pluie auront cette nuit le dernier mot. Une sorte de déchaînement formidable !
Bon, la solution nous coute assez cher. Désagréable d’être racquettée. Midnight express version douane! Sauf que nous ne sommes pas dans une geole turque mais dans un endroit perdu bien agréable. Un peu au sud, c’est la syrie et si on descend encore, c’est le Liban.
Je serai vraiment sereine quand les pieces seront chez Murat, le garagiste.
Ah les belles amandes ! Plus revigorantes que l’amende de ces casse-noix de douaniers !
Heureux pour vous qu’une solution s’esquisse enfin !
Profitez bien de l’endroit qui a l’air vraiment sympa !
Bises à vous deux 😘😘
Oui ! On croise les doigts ! En attendant, c’est vraiment très chouette ici. Bises 🥰