
Gairo Vecchio est un village voisin de Ulassai, de l’autre côté de la vallée. Il a été abandonné à la suite d’une série de glissements de terrain ayant entraîné des atteintes importantes aux structures des maisons en 1951. Ce village était habité depuis l’âge de bronze par la civilisation Nuraghe… Il s’est reconstruit un peu plus haut et compte maintenant 1271 habitants.
L’église, dont on peut penser en la voyant qu’elle a été réhabilitée, laisse voir par quelques échancrures les chandelles d’acier soutenir les plafonds.

Certaines maisons paraissent telles des sculptures qu’aurait modelé un artiste brutal et sensible à la fois.

Les lieux, ça et là ont été investis par quelques groupes de jeunes, les accès les plus praticables ont été murés pour des raisons de sécurité.

L’étrangeté vient ici du fait que le sol est devenu instable à l’échelle de tout le village, lui donnant un air de décor, celui d’un mauvais film, car la vie y est devenue dangereuse.

Mais un peu partout, le bleu ciel des intérieurs éventrés, s’affiche encore avec insolence au soleil brûlant.

Parfois le long d’une maison aux murs de pierre sèche, à l’ombre des grands arbres, on s’attendrait à voir et à entendre des habitants sortir sur le perron, parler dans les cours intérieures.

Mais ici, seules les cigales.

Et le temps.

Façonnent ce qui reste.



Là, un tableau dans l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre…






Le village vieux et endormi, vu de ses hauteurs.

La planète du Petit Prince ?

Mais où est la Rose ?

Enfin, sur le chemin du retour, la fontaine aux trois bouches, qui donne aux passants, une eau d’une fraîcheur inattendue.