Que dire de la ville de Corfou sans la trahir ? Son centre ancien est très beau et agréable. Son architecture d’influence Vénitienne ne cesse de surprendre. Il s’étend dans un triangle formé par le vieux fort en pointe vers la mer à l’est, le port de plaisance et celui des ferrys au nord, et le quartier du musée archéologique au sud.

Nous sommes début juin, le tourisme ici sur l’île comme dans sa ville phare est déjà d’une très forte densité. Si on parvient à se faufiler dans les rues moins fréquentées, on retrouve des enfants qui jouent, des gens qui se saluent ou boivent entre amis au café. On retrouve aussi des « vraies » boutiques faites pour les gens qui habitent le quartier. Bref, on se retrouve nous, touristes, en minorité et on a au moins l’impression de ne pas contribuer à transformer de manière trop violente, le climat d’échanges des lieux.
Dans le centre touristique de la vieille ville par contre, on ne peut que constater les dégâts du tourisme de masse, et je ne parle pas de classe sociale (il faudrait une étude pour le savoir) mais de nombre. Dès qu’il y a un aéroport sur une île, surtout si elle est petite, s’installe un rapport de consommation qui phagocyte tout. Nous ne resterons pas plus longtemps à Corfou, on a compris que ce n’était pas pour nous. Il existe une autre Grèce, nous le savons.
Dans le quartier du vieux Fort, on trouve un grand parc boisé, à dominante de tilleuls en fleurs, un vrai régal ! Et puis cette curiosité : cet arbre (ci-dessous) a de belles fleurs couleur lilas, et tout autour de lui au sol, ce qu’on prenait pour ses propres fleurs tombées au sol, sont en fait de petites fleurs de la même couleur ! Quand la nature prend le rôle de jardinier 😍


Cette maison de maître sur la falaise, est la galerie d’arts de la ville de Corfou, qui donne sur un délicieux jardin surplombant la mer. On y trouve des œuvres de peintres Grecs (pas de cartel sous ces tableaux mais des signatures, difficiles à décoder). Si les portraits ne m’ont pas beaucoup arrêté, j’ai trouvé beaucoup de présence à ces personnages sous (et dans) les arbres, et aux arbres comme personnages.


