Aujourd’hui on est partis à 9h30 de Porto Sos Alinos et après une trentaine de kilomètres tranquilles, dans une série de virages, je me rends compte que je ne pouvais plus rétrograder, le sélecteur de vitesses de la moto ne répondait plus de la même manière, comme si son double ressort avait cédé , à l’intérieur de la boîte de vitesse, ou qu’une fourchette de sélection ne guidait plus les pignons…
Je vérifiais régulièrement que je pouvais toujours passer de la quatrième à la cinquième et inversement, mais ça ne laissait de toute façon aucune chance de poursuivre notre route si l’on rencontrait le moindre ralentissement ou pire, l’arrêt complet. Car redémarrer chargé, en quatrième, c’est faire cirer l’embrayage, c’est à dire le faire chauffer, qui limite fortement sa résistance à un tel traitement. Je décidais de ne pas m’arrêter au soleil déjà chaud, et surtout pas n’importe où sur cette route rapide et étroite. J’espérais le grand espace d’une station service.
La ville de Siniscolas s’annonçait, forcément, il faudrait s’arrêter à un moment donné, je cherchais le bon endroit qui ne venait pas. Au milieu de la ville, le bon endroit fut trouvé, en face d’un garage moto, sur une place de parking à l’ombre.
Nathalie avait compris qu’on avait un problème mais ne savait pas de quel ordre car nous n’avons pas de système de communication dans nos casques.
Après quelques vérifications, le diagnostic d’un problème interne se confirme.
C’est donc là que la dépanneuse à plateau d’une société d’assistance routière appelée par l’IMA, partenaire MAIF en Italie, est venue ceuillir le side encore chaud pour l’emmener dans un garage encore froid.

Je vous passe les différents moments intermédiaires : c’est la fin du voyage, on a donc calé un peu avant de traverser vers la Corse…
Parmi tous les garages aux compétences Guzzi contactés en Sardaigne, aucun ne pouvait faire quelque chose, même un diagnostic, avant septembre… C’est donc un rapatriement pour nous comme pour le side, dès demain.
On est ce soir à l’hôtel, en shorts et claquettes, nos affaires tiennent dans un sac plastique et on découvre ce soir que dans le feu de l’action, qu’on a emporté avec nous une grosse pince à ongle, un couteau Laguiole, une pince multifonction Lethermann et un pot de crème hydratante, qui ne passerons pas le contrôle de sécurité à l’aéroport demain soir… On va donc demain aller retrouver le side-car dans son hangar à 8 kms de là pour y déposer ces objets. On a les activités qu’on peut 😑
A une étape près, quel beau voyage que celui de la Sardaigne 😍 On y reviendra je l’espère 🔥
Bonjour Luc/Nathalie,
Quel dommage de finir sur la dépanneuse 😞. Gardez les souvenirs des journées où tt allait bien 😊.
Nous sommes rentrés dans le Doubs sans encombres et les vacances se sont bien finies.
Demain je change de monture. Je prends le side mz pour aller dans l’Aveyron: Moins de kilomètres ( env 650 kms aller) mais probablement plus de d’imprévus 🙄.
Bien content d avoir fait votre connaissance.
Bravo pour ton blog.
A+ sur les routes 👍
Fatiha et Thierry
Bonjour Thierry et Fatiha,
Merci pour votre message ! Oui, ce sont les aléas des voyages mécanisés 🙄
Houlà en effet, le MZ aussi peut s’avérer plein de surprises… Comme se montrer royal 😊
Nous aussi, on a été ravis de vous avoir rencontrés tous les deux !
A bientôt j’espère
Luc et Nathalie
La Guzzi n’a peut-être pas apprécie le détournement de son chiffon ?
Oui, j’avoue que ça m’a traversé aussi ;=)
Quel récit ! On sent la tension monter virage après virage, jusqu’au diagnostic redouté…
C’est toujours un peu frustrant de finir sur une note mécanique, mais quel périple quand même !
J’espère que le retour se passera bien et que le side retrouvera vite la santé. En tout cas, même avec une étape écourtée, ça donne sacrément envie d’aller en Sardaigne…
Vivement le prochain départ !
Oui ! La Sardaigne est belle, farouche et chaleureuse aussi !
Vraiment désolée pour vous. Le voyage s.arrête un peu plus tôt que prévu…🫤
et du coup, notre « feuilleton de l’été » aussi. 😥
Courage !
On prendra des nouvelles en direct.