Demain on pliera bagages pour rejoindre le port ferry de Patras, direction Venise. Nous n’avons pas souffert de la chaleur en deux mois en Grèce sur les îles Ioniennes, où le climat s’est montré agréable, frais la nuit, chaud le jour, sans trop, avec une eau de baignade souvent fraîche. Nous recevons de tristes nouvelles de France, où la canicule s’est installée, et avec elle les feux de forêt. Vu les terribles images de Fontainebleau. Que dire ? La colère et le dégoût nous en empêchent pour l’instant.
Ce soir c’est restaurant, notre nécessaire de cuisine est emballé rangé dans le coffre du side-car. Délicieux repas d’aubergines cuisinées de deux façons différentes dans chacun de nos plats et un petit vin blanc sec. Cette famille tient ce camping Alginara d’une manière vraiment agréable et chaleureuse. On s’y sent bien.
Je ne sais plus si je vous l’ai dit mais on a assez vite changé d’emplacement, on a gagné au change car le soir on y entend s’ébrouer et chanter les nocturnes chouettes hulottes qui nichent au-dessus de nous, la nuit c’est les chacals dorés et leur curieuse plainte presque enfantine, qu’on écoute, étonnés à chaque fois. Et si on se lève la nuit, le spectacle du ciel étoilé nous invite à sourire. En journée, les poules circulent entre les tentes en faisant la causette. On adore.
La vie a été douce ici, très douce. Nous partirons requinqués.
