Ainos Oros (Mont Ainos)

Aujourd’hui direction plein sud vers le Mont Ainos et son parc national éponyme. 1600 mètres d’élévation parce que nous démarrons du niveau de la mer.

La route depuis Sami sillonne par paliers, d’abord entre champs d’oliviers et maquis touffus, elle grimpe ensuite progressivement jusqu’à un col où on oblique vers une route plus étroite et cabossée.

La dominante ici est la terre nue, entre rouge et sable, des touffes de sortes de cactus assez gracieux avec leur façon de faire croire qu’ils ont des fleurs en teintant leurs feuilles d’ocre.

Puis c’est une zone très rocheuse, où la route borde le ravin qui plonge vers la mer au loin, de solides murets de pierre veillent au grain, enfin nous arrivons sur un plateau très raide où l’on voit les vestiges (?) de ce qui est ou a pu être une station d’observation spatiale (?).

En haut, sur la gauche, on reconnaît l’une des deux paraboles géantes.

D’ici, deux paraboles émergent de la végétation, et plus haut sur la crête, ce qui ressemble à deux station télescopes d’observation du ciel.

Pléthore d’insectes de type gros porteurs par ici, là un magnifique scarabée doré vert.

Ici le Dédé, bien volontaire, vert lui aussi, pour nous transporter jusqu’ici.

Fin de la route au niveau des mâts et paraboles de communications.

On prend la piste puis un petit sentier qui serpente en direction de la ligne de crête, qu’on suivra un moment, car on est là au plus haut de la montagne.

Là, au sol, par dessus des écorces et débris de bois, quelques pieds de Camomille et plus loin, de Coquelicots ! On est tout de même à 1600 mètres..

Renversant !

Ici sur Kefalonia, et particulièrement dans ce parc national du mont Ainos, c’est le domaine des Pins de Céphalonie, espèce endémique s’il vous plaît… Cet arbre, s’accrochant avec force et dignité au milieu de la pente et contre les vents doit occuper une place de sage ou de fou dans la communauté des Pins.

La Hittite ne laisse pas voir son émotion mais la durée de ses regards vers les arbres et la mer est éloquente.

Ici on se sent comme derrière les créneaux d’un château fort.

On finit par redescendre. En montagne on finit toujours par redescendre, c’est à la fois un arrachement tant la montagne nous magnétise, et le signe qu’on veut encore retrouver le cours de notre vie d’en bas. Toute la descente, très longue, à petite vitesse, sans presque freiner, à humer le doux parfums des pins de Céphalonie qui recouvrent densément les pentes Nord du mont Ainos.

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