Aujourd’hui nous allons à Argostoli, de l’autre côté de l’île, vers l’ouest. Vingt sept kilomètres, quarante cinq minutes. Très belle route, toute en lacets, des plus larges aux plus serrés. Bien content de conduire le side en mode léger, juste nous deux. C’est dans cette configuration qu’il est agréable.
Argostoli est une petite ville très vivante et active, c’est la capitale de Kefalonia depuis 1757… Car la protection contre les attaques des pirates de la forteresse San Giorgio à Assos, ayant très bien joué son rôle jusqu’à cette date, Argostoli avec sa baie protégée, a rapidement prospéré et est devenue sous l’administration Vénitienne, la capitale de Kefalonia. Elle était l’un des ports les plus actifs des îles grecques avec l’exportation de raisins secs et l’importation de vêtements et de meubles italiens. Voilà pour donner un peu de contexte historique.
Sinon, nous, de notre côté, nous avons garé le side sur les hauteurs de la ville et sommes descendus à pied jusqu’au bord de mer, où le pont De Bosset (du nom de l’administrateur Suisse pour le gouvernement britannique de l’ile) a été construit en 1816, initialement en bois, puis en pierre en 1839, permet de traverser la baie à pied. Tout le fond de la baie était un marais insalubre. C’est aujourd’hui la lagune de Koutavos, une réserve maritime. Des tortues marines (careta-careta) viennent y pondre.


Plaisir que de flâner dans des rues non dévolues aux boutiques pour touristes. Certaines sont piétonnes, d’autres non… Les trottoirs y sont souvent appropriés par les commerces, les voitures pour le stationnement. La rue est là où se retrouvent piétons, cyclistes et autres deux roues, automobiles et camions.

Au détour d’une rue, rencontre étrange avec un immeuble flottant 😬 Photo prise du side en roulant.

Le phare de Agíon Theodóron (Saint Théodore), appelé ici Fanari (le phare). Construit en 1829 sous l’occupation britannique, il a été détruit en 1875 par un séisme, puis par celui de 1953… Reconstruit à chaque fois selon les plans d’origine.

La petite église ayant donné son nom au phare tout proche.

C’est ici que l’eau de mer s’infiltre et s’enfonce sous terre, se mêle peut-être à de l’eau douce en chemin, traverse les 27 kilomètres de l’île sous terre, pour resurgir… Dans la grotte effondrée du lac de Melissani, à Sami ! 😯

Comme à Sami, la roue à aube semble là pour un effet de mise en scène.,.

L’eau, suit son cours sans bruit ni fanfare.

Cette installation, située devant un restaurant au design minimaliste, semble faire partie du bâtiment et de la mise en scène, ces méandres bétonnés accompagnent assez lourdement le fil ténu de l’eau, mais apparemment constant.

Un petit bain en regardant la couleur de l’eau, qui change à mesure que les nuages avancent. On essaye de savoir à quel moment on va se prendre une averse sur la tête.
On ne sera que très légèrement rafraîchis par quelques gouttes en quittant la baie pour les montagnes.
Egun on Nathalie et Luc,
Je vous suis dans votre périple, jour après jour ; quel régal, ce blog !
Merci pour les textes ciselés et les magnifiques photos !
Ici, on respire à nouveau depuis hier.
Bonne continuation !
Des bises.
Béa
Coucou Béatrice et merci pour ton gentil message ! Courage à vous pour ces canicules éprouvantes et à bientôt 🤩